LA MAISON ESCALE

Mis.es à l’écart par leur famille, victimes de violences, les jeunes LGBT+ sont particulièrement exposé.e.s à la précarité et à l’errance. L’association BASILIADE leur propose des colocations en diffus pour se rétablir, bénéficier de soins médicaux et psychologiques en s’appuyant sur le collectif. Chaque jeune est accompagné par un travailleur social dans la définition de son parcours de réinsertion.

L'ESCALE EN CHIFFRES :

Appartements en colocation
0
Personnes accueillies et accompagnées
0
Bénévoles
0
Salariés
0

L'histoire de L'ESCALE

Entre 2019 et 2022, BASILIADE a mené avec l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, un projet de recherche-action axé sur l’accompagnement global de 48 jeunes LGBT+ âgé.es de 18 à 35 ans, vivant en Île-de-France en situation de grande précarité. Pour construire son projet, BASILIADE a pu compter sur un partenariat avec plusieurs associations communautaires franciliennes qui ont orienté les jeunes et suivi la progressive mise en place du proiet. (Enipse, Crips, Fondation Paris Habitat, RIVP, Elogie Siemp, Solidarité Sida….)

Des appartements partagés pour sécuriser l'accompagnement global

La solution innovante proposée par BASILIADE : 

Des appartements partagés, non mixtes et connectés à un réseau de professionnel.les socio-sanitaires. 

Le Centre d’hébergements d’urgence (CHU) répond à la fois à l’accompagnement à l’ouverture de droits, à l’accès à la santé, tout en travaillant sur l’autonomie de la personne. 

Une prise en charge globale est garantie pour ces jeunes souffrant en majorité de stress post-traumatique lié à la fois aux violences LGBT+phobes et au parcours migratoire.

Troisième pilier d’une réinsertion réussie : 

L’emploi, BASILIADE met en lien les résidents avec le pôle insertion de l’association qui les accompagne et les oriente dans leurs démarches de formation et d’emploi. Le cas échéant, un suivi juridique peut également être apporté.

L'Escale face au Covid

Si jusqu’à juin 2021 il avait été presque impossible d’organiser des activités collectives à cause de l’épidémie de Covid 19, grâce au travail des bénéficiaires, des salarié.es et des bénévoles, beaucoup d’activités ont été mises en place. Parmi celles-ci, des piques niques, des diners, des soirées cinéma et des groupes de paroles.

Bénévoles, salarié.es et bénéficiaires continuent de construire et faire évoluer le projet, tout en croyant dans le pouvoir d’agir des personnes accompagnées. L’instance du Conseil de Maison permet à l’ensemble des acteurs qui gravitent autour de l’Escale de se retrouver et de discuter du projet une fois par mois.

Des jeunes engagé.es 

Une partie des jeunes a commencé à prendre part à la distribution alimentaire organisée par BASILIADE qui avait lieu à Béranger (à côté de Place de la République) 

[Lien vers https://basiliade.org/maisons/maison-basiliade-paris/maison-beranger/1.

Les jeunes de l’Escale participent désormais à l’accueil et à l’intégration des nouvelles personnes qui rentrent dans des nouveaux appartements de l’Escale.

 

Ils en parlent…

Le projet Escale a été médiatisé et nous sommes heureux.ses que la voix des jeunes ait été visibilisée et entendue grâce à des articles, notamment lors de différentes inaugurations des appartements.

Articles de presse

« Depuis décembre, l’association Basiliade accueille dans une colocation du 18e arrondissement cinq jeunes femmes, venues principalement d’Afrique subsaharienne. Victimes de la violence homophobe, toutes ont dû fuir leur pays, comme Clara et Marie, qui peuvent enfin se reconstruire et s’épanouir […]. »

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« Un appartement pour réfugiés LGBT a ouvert ses portes à Belleville dans l’est de Paris. Trois jeunes majeurs d’origine africaine victimes de violences homophobes y sont colocataires depuis un mois. Un dispositif pilote porté par des associations et soutenu par la mairie de Paris […]. »

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« Ce logement de 125m2 a été mis à disposition de l’association Basiliade par la mairie, via son bailleur social Elogie-Siemp, pour y accueillir des femmes qui ont pour point commun d’avoir dû fuir leur pays en raison de leur orientation sexuelle […]. »

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« Ce projet s’inscrit dans le cadre de ma thèse de doctorat en sociologie qui porte sur les jeunes LGBTQI+ en situation de précarité en Île-de-France et les impacts des discriminations dont ils sont l’objet sur leur santé et leurs conditions de vie. Il s’agit d’une recherche-action que j’ai démarrée en janvier 2019, pour une durée de trois ans, dans le cadre d’une convention entre l’association Basiliade […] »

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« Dans le cadre de la quinzaine des fiertés, la Ville de Paris, la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) et les associations GreyPRIDE et Basiliade inaugurent la première colocation pour seniors LGBT+, dans le 9e. […] »
 
 

TÉMOIGNAGES DE BÉNÉFICIAIRES

Badem

Venu du Sénégal, Badem est arrivé en France il y a 5 ans.

Après avoir été hébergé en foyer, il a été orienté vers BASILIADE et la Maison Escale qu’il a rejoint en septembre 2022. Il a alors intégré l’appartement Descartes avec 3 autres colocataires qu’il qualifie « d’amis ».

Cette vie en collectivité lui permet de « se changer les idées, et de rencontrer d’autres personnes ». Dans cet « appartement magnifique », il juge la colocation « idéale ». Cela lui donne la possibilité de vivre avec des « gens qui ont la même vie », « À l’extérieur, les LGBT peuvent

 être menacées; BASILIADE peut te défendre », rapporte-t-il.

Le plus important pour lui depuis son arrivée est d’avoir trouvé un travail avec l’aide du Pôle Insertion & Formation de BASILIADE. 

Aujourd’hui, il est commis de cuisine et « ça se passe bien ! ». 

Bien qu’il n’ait pas été retenu dans un emploi pour un grand magasin, il a beaucoup apprécié les démarches de soutien.

L’accompagnement par son travailleur social lui a permis de continuer la procédure pour l’obtention de ses papiers…

Aujourd’hui, « il est toujours là ».

«L’Escale me protège en même temps que l’hebergement », ajoute-t-il.

Si Badem avait une baguette magique, il souhaiterait trouver un logement individuel. 

Et, s’il se projette dans 1 an, il voudrait s’être posé, avoir avancé dans sa vie et avoir trouvé un travail pour vivre et qui lui permettrait de prendre des vacances.

Dans l’immédiat, il aimerait découvrir la France, visiter

Marseille ou Montpellier. 

Plus simplement, il souhaiterait faire des sorties dans Paris, aller au musée, étendre son réseau.

Ramie

Arrivée en France de Tunisie en 2021, Ramie a eu un parcours compliqué avant de rejoindre 8 mois plus tard la Maison Escale de BASILIADE. Femme transgenre, elle a été orientée vers l’association où elle s’est sentie « à l’aise et en sécurité » dès le début. Elle y poursuit sa transition dans un environnement bienveillant. Elle est également accompagnée dans ses démarches administratives d’ouverture de droits et de changement de prénom.

Lorsqu’elle revient sur son séiour à la colocation de l’Escale, où elle fut la première à rentrer, elle évoque de « bonnes relations entre colocataires et de bons souvenirs »,

et un lieu « où chacun vit sa vie ». Elle est heureuse d’y avoir « trouve un toit sécurisé ». Le dîner à Béranger et la soirée au musée des arts forains sont ses meilleurs souvenirs.

Elle se rappelle aussi des problèmes inhérents à une « énorme » colocation de 8 chambres. 

La Maison de l’Escale n’est pas qu’un hébergement, c’est aussi un accompagnement vers plus d’autonomie. 

Ainsi, avec l’aide du Pôle Insertion & Formation, Ramie a suivi une formation de remise à niveau de 6 mois courant 2022 et obtenu un contrat d’insertion durant lequel « elle pourra continuer à se former ».

En décembre de l’année dernière, elle a quitté la colocation. 

Bien qu’« heureuse car autonome », elle appréhendait le fait « de se retrouver seule ». Mais, aujourd’hui, elle dit se sentir « à l’aise » et parle « d’une sortie positive » ! Si c’était à refaire, elle suivrait le même chemin, 

 

mais « sans les problèmes ».

Elle conseillerait aux autres colocataires « de croire en eux et de saisir les opportunités ».

Elle souhaiterait que « BASILIADE ouvre plus ses portes, car c’est une association vraiment différente des autres ».

Dans ses rêves, elle aimerait deux choses: que la législation évolue, y compris celle en Tunisie, et que le 3° sexe « autre » soit reconnu; avoir son propre projet, revenir à sa formation initiale et ouvrir sa pâtisserie!

Mickaël BODIN, l'un des référent de l'ESCALE :

La MAISON ESCALE contact :

Mail : escale@basiliade.org